1 an – lettre à Violette

Et aujourd’hui tu as 1 an. 1 an, 12 mois, 365 jours que tu es physiquement présente dans ma vie, notre vie. Mon amour, si je t’écris aujourd’hui c’est évidemment pour te souhaiter un très joyeux anniversaire mais aussi, et surtout, pour que tu saches ce que cette première année de maman m’a apporté.

Ma chérie, j’espère qu’un jour, quand tu seras plus grande, quand ce sera ton tour de devenir maman, tu liras mes mots car je sais déjà que lorsque tu me poseras des questions, mes souvenirs seront, depuis bien longtemps, édulcoré par ma nostalgie. Je serai sans doute de celles qui te diront à quel point devenir maman c’est magnifique, ce n’est que joie et bonheur et j’aurai oublié tous les autres sentiments, positifs et négatifs, qui ont rythmés notre première année.

Ma Violette, cette première année de ma vie de maman c’était un peu comme le baptême du feu. C’était une palette de couleur, de lumières, d’émotions.

Avec toi, j’ai appris qu’aimer de tout son être était possible, que ma vie ne vaudrait plus rien si la tienne n’existait plus.

J’ai connu la douleur, la douleur physique de cette césarienne, de cet allaitement qui a était difficile à mettre en place, de ce manque de sommeil qui t’affaiblie tous les jours un peu plus. La douleur psychologique de mes premiers pas dans la maternité qui n’étaient pas tels que je les imaginais, de l’incompréhension des gens autour de moi qui semaient des petits coups de poignards avec leurs « Le principal c’est que vous alliez bien. » , « Tu peux toujours donner un biberon si tu n’arrives pas à allaiter.« , de tous ces changements auxquels je ne m’attendaient pas.

J’ai compris que ma phobie des araignées n’était pas une vraie peur en comparaison à mon angoisse de ne pas savoir comment te calmer, te soigner, te soulager. Cette boule qui grandit au fond de ta gorge quand tu commences à pleurer et que mes bras, mon sein, ma voix n’arrive pas à t’apaiser.

Mon petit chat, durant cette première année de maman, de parents, beaucoup de choses ont changés. Même si on c’était promis avec ton papa que notre vie resterait la même, sache que, même avec la meilleure volonté du monde, c’est impossible. Tu n’es pas fautive, ce n’est pas quelque chose de mal que notre vie ai changé, seulement ça a était difficile à accepter. Avec toi, je n’étais plus une jeune femme, une amie, une amoureuse, je suis devenue une maman. Avec toi, nous n’étions plus un couple, jeunes, spontanés, nous étions parents. Du jour au lendemain, nous avions ce petit être, ce bébé, le fruit de notre amour, qui avait besoin de nous, 24h/24, 7 jours sur 7, pour pouvoir vivre et évoluer. Ce n’est pas de s’occuper de toi qui fut difficile, mais plutôt notre souhait égocentrique de le faire tout en gardant notre vie d’avant. Mais après quelques mois, j’ai compris que je n’étais plus la même, mais que j’étais aujourd’hui une meilleure version de moi-même. Celle capable de dormir que 2/3 heures d’affilées, de te garder tout contre elle toute une nuit pour que tu sois rassurée, d’envoyer valser les « bons » conseils des unes et des autres qui voulaient que je te dresse au lieu de te faire grandir, celle qui pleure car elle a bout de nerfs mais continue de te parler calmement pour ne pas que tu sentes ma détresse.

Ma fille, cette première année de toi, ça a était beaucoup d’émotions difficiles mais je sais que ce sont celles-là que j’oublierai pour ne me souvenir que de tous les moments de bonheur que tu m’as si volontiers offerts : le son de tes premières déglutitions sur mon sein après trois jours à te compléter en DAL, tes tétouilles du petit doigts de ton papa pour que je puisse me reposer un peu, tes sourires aux anges dans ton sommeil. Je me remémorai les larmes aux yeux de toutes tes évolutions. Quand vers tes quatre mois tu as commencé à te retourner toute seule pour attraper tes jouets sur ton tapis d’éveil, quand à 6 mois tu te mettais debout et balançais tes petites fesses au son de n’importe quelle mélodie, quand tu attrapais la plupart des aliments solides que je te proposais grâce à la DME, tes « mamaaaaa« , « papaaa, » « miammiam« , « miiiiiou« , tes regards émerveillés et concentrés dès que tu vois des animaux (même à la télévision!), quand à 10 mois et demi, tu as fais tes premiers pas sur le sable d’une plage à Phuket puis quand à 11 mois tu t’es mise à marcher comme une grande.

Mon amour, devenir maman, devenir parents, c’est vraiment la plus folle des aventures qu’on m’a permis de vivre. En 1 an, tu as tellement grandis, mais nous aussi et c’est grâce à toi. Je te souhaite tellement de pouvoir devenir maman à ton tour pour ressentir tout ça, toi aussi. Mais en attendant je ferai en sorte de t’aider à grandir dans les meilleures conditions, comme j’ai tenté de le faire à chaque seconde depuis le 21 février 2019 à 12h26.

Un avis sur “1 an – lettre à Violette

  1. Quelle magnifique lettre d’amour !! En effet, quand on devient maman on grandit en même temps que son enfant. C’est un amour inconditionnel qui donne une force et un courage insoupçonnés. Je suis d’accord avec toi, la maternité nous révèle et redistribue les places de chacun. Les priorités changent.

    Joyeux anniversaire à Violette.

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