– Le jour où tu es arrivée dans notre vie – Première partie

10 Février 2019 – 10 jours avant ma DPA

Comme toutes les futures mamans, j’ai trouvé mon dernier mois de grossesse extrêmement long ! Tu sais ces journées qui durent 24 heures mais qui paraissent s’étirer sur 120 heures… Pourtant j’étais en forme ! Non sérieux je pétais le feu ! Au point de partir faire une rando de dix kilomètres avec un sacré dénivelé, à dix jours de mon terme ! (Oui c’est vrai, j’espérais carrément accoucher le soir même, mais a part me bloquer le bassin ça a pas fait grand chose…). Plus la date de mon terme arrivait et plus j’étais stressée que le travail ne commence jamais … Je voulais tellement vivre ce moment de « Chéri, c’est le moment on part à la mater ! » ou alors « Chérie ? Je crois que tu t’es pissé dessus! ». Bref, tous les moyens étaient bons pour que le travail se déclenche : tisane de feuille de framboisier, mouvements de bassin sur mon ballon de grossesse, squats, lavage de vitre, ménage à fond, câlins enflammés avec chéri ; je vous l’ai dit j’étais en forme !

Mais la veille de mon terme toujours aucune contraction… Rendez-vous gynéco qui me dit « On vous déclenche demain, je serai de garde. » Bim, coup de massue ! Ce que je redoutais le plus est entrain d’arriver. Je pleure … Mais Valentin me remonte le moral, demain notre fille sera sur le chemin pour arriver dans notre monde.

Le 20 février 2019, 8h30 nous voilà à la maternité. Nous n’avons pas beaucoup dormi… Un peu comme une nuit avant de prendre l’avion, avant Noël, avant un gros événement, on était mi excités-mi angoissés. Après, avoir rempli les papiers d’admission, on passe en salle de travail où on m’installe sous monitoring pendant trente minutes. Tout va bien, le cœur de notre Violette bat bien, elle gigote encore beaucoup. Mon col est ouvert à 1 mais long et tonique. Charlène, la sage femme m’injecte un gel à l’entrée du col qui va servir à activer le travail.

Deux heure plus tard, toujours sous monito, les premières contractions arrivent. Oh c’est ça une contraction ? A l’aise ! Je ressens une sensation de règle un peu plus douloureuse mais c’est plus que gérable. Je m’imagine déjà en warrior de l’accouchement ! Pourquoi elles gueulent toutes comme des putois dans BabyBoom ? Qu’elles actrices…

Vers 14h00, ça commence à s’intensifier. Je suis à nouveau sous monito depuis une vingtaine de minutes, et clairement la position allongé est carrément compliquée à tenir. Les contractions sont toutes les 7-8 minutes, elles sont plus douloureuses mais encore bien bien gérables. Mon col, par contre a décidé de faire la grève… Il ne bouge pas.

Balade autour de la maternité, petit tour au LIDL à coté, avec l’aiguille de la perf dans la main (en mode évadée d’asile !), ballon dans la chambre. Il est 16h00 quand je commence à avoir bien mal. Je souffle et me concentre à fond à chaque contractions. Je commence à perdre ma dignité en prenant des positions un peu farfelues (genre à quatre pattes sur le lit, le cul en pompe et les bras poser sur mon ballon en faisant des mouvements du bassin) face à mes beaux-parents qui sont venus aux nouvelles… A 17h30, je n’en peux plus. Charlène me fait couler un bain chaud pour me soulager ; ça fonctionne pendant 30 minutes ! Je ferme un peu les yeux et je textote avec mes copines pour les tenir au jus.

Il est 20h00 quand on remonte en chambre pour le dîner. Je n’ai pas faim (et ça vient pas de la bouffe de la clinique…) , mais je prend quelques cuillères du McFlurry que Valentin m’a ramené (J’ai profité à fond des derniers moments où tu as le droit de manger ce que tu veux car tu es enceiiiiiiinte !). Je suis assise sur mon ballon, je fais des cercles encore et encore. Peut-être que Violette en a le tournis ? On a mis « Scènes de ménage » à la télé mais j’entends de loin… Et là « PLOC ».

« – T’as entendu ? Ca a fait « Ploc » dans mon ventre ! », Valentin me demande donc si je perds les eaux ; et alors que je vais pour répondre que non, un vrai ras de marée vient de se produire dans mon vagin ! Je suis tétanisée sur mon ballon et trempée jusqu’aux chevilles, Valentin me fait redescendre sur terre et m’amène dans la douche puis appelle les sages femmes. Et là ! Les hormones, l’euphorie, l’idée que ça y est c’est pour bientôt, que sais-je ? Je suis prise d’un véritable fou rire ! Je suis trop heureuse, j’ai perdu les eaux !! ( C’était LE TRUC que je voulais vivre va savoir pourquoi !). C’est la première contraction post perte des eaux qui me fait arrêter de rire direct ! Wahou, la OK, je viens de capter pourquoi elles hurlent à la mort dans BabyBoom ! P**** de sa mère ! Je pleure, je redoute la prochaine et Bim ! A peine une minute trente plus tard rebelote elle est là ! Seconde contractions, troisième contractions, quatrième… J’ai l’impression de ne même pas avoir le temps de reprendre mon souffle entre chaque et mon dieu qu’est-ce que j’ai mal. Valentin me tient la main, il me rassure même si je sens qu’il n’est pas trop rassurée lui-même de me voir dans cet état… Mais heureusement, mon sauveur arrive rapidement : l’anesthésiste !

Mon col est effacé, ouvert à 2,5, les contractions sont là, mais grâce à la péridurale je ne sens plus rien. Il est 22h30 et nous pensons naïvement que notre fille sera là dans les prochaines heures….

A suivre ….

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