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Naître femme, ma fille

Cours ma fille, joue, découvre; du haut de tes 16 mois tu es encore pleine d’innocence et tu ne devine pas encore que ton genre est la source d’injustice dans notre monde.

Aujourd’hui, tu ris, tu profites, les autres enfants filles ou garçons ne font pas encore de différence et pourtant …

En tant que fille dans notre monde, tu pourrais ne pas aller à l’école car le rôle d’une fille et d’aider dans les tâches ménagères. En tant que fille en France tu pourrais te voir refuser un poste ou une promotion en faveur d’un homme qui aurait pourtant les mêmes compétences que toi. En tant que fille dans notre société, à travail égal, tu toucheras moins qu’un homme. Mais ça, encore, ce n’est pas le plus « grave ».

En tant que fille, ma chérie, tu auras 36% de chance de subir du harcèlement sexuel au travail et 53% de chance de subir des violences sexuelles n’importe où (d’ailleurs faut-il vraiment dire « chance »?). Dans notre monde tu pourrais être LA femme sur 3 qui sera battue, violée ou abusée au moins une fois dans sa vie ou encore LA femme sur 10 qui subira des violences conjugales. Ça fait froid dans le dos n’est-ce pas ? Le pire c’est que bien souvent ces actes ne seront même pas condamnés par la justice.

Si tu subis du harcèlement, des attouchements, un viol, tu entendras sûrement que c’était de ta faute. Ce genre de chose ça n’arrive qu’aux autres, qu’à « celles qui cherchent », qu’aux « filles faciles ». Mais NON ma fille, peu importe ton comportement, ton attitude, ta tenue vestimentaire ou tes fréquentations, ça ne sera jamais ta faute si un autre individu a décidé de te faire du mal. JAMAIS !

Et encore tu as de la chance tu aurais pu naître dans un pays où on a le droit de mutiler les petites filles, les marier de force a des hommes plus vieux et d’autres atrocités… Mais malheureusement notre France n’est pas en reste même si on veut encore te faire croire le contraire.

Tu sais mon Amour c’est dans ce monde que tu vis mais ton Papa et Moi on mettra tout en œuvre pour que dès aujourd’hui tu puisses te défendre, ou au pire, surmonter ces injustices. On luttera ensemble pour te définir le terme de consentement car ton corps n’appartient qu’à toi, aujourd’hui et pour toujours. Personne n’aura jamais le droit d’y toucher si tu n’es pas d’accord. Tu auras le droit, même si tu le sentais au départ, de finalement dire « non », tu auras le droit même si tu acceptais le rendez-vous de ne pas vouloir finir la soirée chez lui. Tu auras le droit d’avoir envie un jour et l’autre non, même si c’est ton conjoint que tu as en face de toi.

On t’apprendra que l’amour et la violence ne sont jamais mêlés et ne doivent jamais l’être pour que jamais un autre ne lève la main sur toi ou ne te fasse subir de violences psychologiques.

Je sais que ton papa autant que moi, on fera toujours en sorte de te protéger et te donner les bagages pour être « une femme forte » mais tout ça me rend triste ! J’aimerai tellement de pas t’enlever comme une guerrière mais simplement comme un être humain qui commence sa vie avec les mêmes chances que les autres. J’espère que les parents de petits garçons les élèveront eux aussi dans le féminisme car ce sont eux les hommes de demain, eux qui auront le pouvoir de stopper les violences faites aux femmes.

Avant je disais que je n’étais pas féministe, je préférai le terme humaniste mais maintenant que tu es la, je ne bâts plus pour moi mais pour nous et j’espère tellement que le monde de demain ne sera plus celui d’aujourd’hui pour que ces chiffres ne restent qu’un lointain souvenir.

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Coronavirus – Retour sur notre confinement

Le 14 mars, nous sommes en route pour une semaine de vacances, en famille, direction la Bresse-Honeck dans les Vosges. A ce moment là, l’état commence à s’alarmer face au Covid-19 mais parle encore et toujours d’une « grosse grippe » donc nous sommes plutôt serein face à tout ça et bien décidés à profiter de notre famille pendant une semaine.

Le Samedi, nous profitons d’un déjeuner dans un restaurant italien où nous retrouvons Tatie Mel, Tonton PM et le cousin de Violette. Pizza, super dessert, le lendemain on se félicitera d’avoir bien profité de notre dernier resto; puisque le Monsieur Macron annonce la fermeture de tous les lieux recevant du public… Ok, là ça commence à sentir le roussi et on sent que nos vacances risquent d’être un peu amputées.

Deux jours plus tard, le couperet tombe, notre hôtel ferme ses portes et le confinement est annoncé. Les valises sont faites à la hâte afin de rentrer à la maison avant le lendemain midi, et nous entendons les « Nous sommes en guerre » du président,à la radio, dans notre voiture.

Dernier moment de liberté en pleine nature

Retour à la maison… Pendant les premiers jours de confinement j’ai énormément d’appréhension. Je suis habitué à être H24 avec Violette puisque je suis maman au foyer depuis Septembre 2019, mais être enfermée à la maison, sans voir personne, sans activité, et avec Valentin, H24, 7 jours sur 7, c’est une grosse angoisse ! On entend, à la télévision, des psychologues qui donnent des solutions pour éviter le divorce post-confinement, entretenir des relations familiales saines, etc. et les peurs augmentent. Mais au final, on trouve assez facilement un petit rythme et on apprécie de passer du temps tous ensemble et chacun dans son coin pendant quelques heures dans la journée.

Le matin, nous nous réveillions aux alentours de 8h30/9h (oui on a de la chance car Violette ne se réveille pas aux aurores), petit dej’ et trainage en pyjama pendant une petite heure. Ensuite, Papa prend Violette et notre chienne Lixy, pour aller faire un petit tour de quartier pendant une petite heure, pour que je puisse prendre ma douche et un peu de temps pour moi. Ensuite, c’est cuisine pour le déjeuner qui s’enchaîne par la sieste de Violette. C’est le moment où soit nous nous retrouvons un peu en couple, soit chacun vaque à ses occupations et regarde SA série/bouquine SON bouquin/ joue à SON jeu. Au réveil de mademoiselle, c’est moi qui part faire un petit tour de quartier pour que Valentin ai son moment tranquille à la maison. Vers 16h30/17h00 petit goûter en famille, puis on joue tous ensemble dehors s’il fait beau ou a l’intérieur. C’est à ce moment là, que le temps semble le plus long, les deux heures entre le goûter et le bain/repas… Ensuite bain pour Violette, « Tous en cuisine » à la télévision pendant la préparation du repas ; dîner puis coucher de Violette vers 20h30. 21h00, enfin posés devant la télévision en amoureux avant d’enchaîner sur une nouvelle journée.

Pendant le premier mois de confinement, cette impression de revivre en boucle la même journée et le besoin que j’avais de trouver toujours de nouvelles occupations pour Violette (peinture/pâte à sel/transvasement/jeux d’eau/dessin….) m’ont mis une grosse pression et j’étais assez vulnérable au coup de blues. Même si nos relations étaient plutôt apaisées, je sentais comme une boule d’angoisse au fond de mon ventre… Un truc qui attendait le bon (ou le mauvais) moment pour sortir.

Valentin a était rappelé par son boulot et il a reprit à mi-temps tous les matins. Lui avait comme un échappatoire, alors que moi j’étais enfermée dans cette boucle sans fin… J’ai commencé à le jalouser en silence et à me sentir un peu seule ; et, une nuit, après, plusieurs jours de mauvais temps et un énième réveil nocturne de Violette qui avait du mal à se rendormir, j’ai explosé.

Larmes, cris, besoin d’évacuer et de lâcher prise. A ce moment là, j’ai dû me remettre en question. Comme très souvent, j’étais seule à m’imposer une conduite qui n’était pas forcément ce dont j’avais envie et surtout besoin. Pendant, qu’on prônait l’apprentissage de nouvelles pratiques à la télévision et sur les réseaux, qu’on montrait ces nanas qui se mettaient au « 100% fait maison », ces fitgirls qui passaient leur journée à faire du renforcement musculaire, ces supers-mamans qui faisait l’école à la maison et en plus favorisait la confiance et l’autonomie de leurs enfant à travers des jeux, etc moi de quoi j’avais envie ? De quoi j’avais besoin ?

J’ai vu cette première partie de confinement comme une obligation à l’occupation, mais moi, nous, ce dont on avait besoin c’était peut-être de ne rien faire ?

J’ai lâcher prise. Dans notre petite routine qui c’était installée, j’ai plus facilement réclamé des moments en amoureux. Je me suis octroyé des moments seule à lire, même si Valentin et Violette étaient là. J’ai offert l’opportunité à Violette de jouer seule, d’explorer seule. Je lui ai proposé des activités quand j’en avais envie. Je l’ai laissé créer une relation avec Papa, même en étant à côté. Et bordel, ce second mois est passé à la vitesse de la lumière et j’étais juste bien.

Je me suis rendue compte que ce que je prenais pour du dynamisme était parfois de ‘l’hyper-activité », ce que je pensais être de l’organisation était plutôt un besoin de tout contrôler et ce que je voyais comme une éducation bienveillante, tendait peut-être à une relation trop exclusive avec ma fille.

Après ces deux mois de confinement, en famille, mais aussi face à moi-même, j’ai appris à un peu mieux me connaitre et me « contrôler » pour mon bien-être et celui des miens. J’ai profité de moments simple avec mon conjoint et ma fille. J’ai assisté à la construction d’une relation plus libre entre un papa et sa fille.

Avant, quand nous étions à trois, Violette venait instinctivement vers moi et moi vers elle, ce qui pouvait créer une certaine frustration pour Valentin, que je voyais mais dont je ne trouvais pas de solution. Aujourd’hui, après avoir eu papa et maman pour elle, elle va selon son envie vers son père ou vers moi et je fonds d’amour de les voir tout les deux !

Dans quelques jours, le déconfinement sera amorcé, notre vie va reprendre petit à petit. Papa va reprendre le chemin du travail à temps plein, et moi ma mission de Maman au foyer à 100% également. Et je suis nostalgique… et un peu craintive de voir la bulle, dans laquelle nous étions, éclater.

J’aimerai que le travail ne soit plus la ligne directive de notre vie, j’aimerai qu’une fois à la maison, les tensions professionnelles restent sur le pas de la porte, que nous ayons encore du temps pour nous et notre famille, et qu’on n’ai plus besoin de caser des occupations et des activités comme si notre bonheur en dépendait.

Bref, c’était une sacré expérience tout ça. Ça n’a pas était tout rose, ni tout gris. Je n’ai jamais eu envie d’étriper ma fille ou mon amoureux (alors que ça peut arriver dans la « vie normale »). J’ai eu 26 ans et mon Amoureux 28 (les amis, on a deux anniversaires à fêter à la sortie !). On a fait des apéros-visio. J’ai beaucoup cuisiné (et mangé…). J’en ressors grandit. Nous avons vu Violette évoluer à vitesse grand V. Mes parents et mes amis m’ont manqués et je pense qu’on va kiffer les retrouvailles. On est (je pense) plus soudé que jamais tous les trois.

C’était pas cool aux premiers abords, mais c’était quand même un peu cool en fait !

Et vous, ce confinement, c’était comment ?

Muffins banana au cœur fondant, sans sucre ajouté

Pour une dizaine de muffins

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 12 minutes

Ingrédients :

2 bananes bien mûres
une compote de pomme
2 CS de purée de cacahuète (facultative)
2 oeufs
90g de farine complète (peut être remplacé par de la farine de blé)
90g de maïzena
1 sachet de levure chimique
2 CS de pâte à tartiné (ici j’ai pris de la Toffee Spread vendu chez LIDL)
Préparation :

Préchauffez votre four à 180 degrés
Écrasez les bananes et y mélanger la compote de pomme et la purée de cacahuète.
Ajouter les deux œufs
Puis la farine, la maïzena (si vous n’avez pas de maïzena, comptez 180g de farine), et la levure
Pour plus de gourmandise vous pouvez ajouter des pépites de chocolat, des fruits secs ou autre.
Versez votre pâte dans des moules à muffin, et déposez une noisette de pâte à tartiné au centre de chaque muffin pour former le cœur coulant.
Enfournez pour 12 minutes (vérifiez la cuisson en plantant la lame d’un couteau au centre d’un muffin, la pointe doit ressortir sèche)
Laissez refroidir avant démoulage puis faites vous plaisir !

Fondant au chocolat à la whey, cuisson micro-ondes

Je ne sais pas chez vous, mais par ici, le confinement a était synonyme d’une tentative de reprise en main physique pour ma part. Evidemment, y a eu des hauts et des bas et le petit rituel du goûter en famille qui s’était installé, a un peu ruiné mes premiers efforts… Et puis le soleil est revenu et avec lui mon maillot de bain et là, je me suis dit « Stop, je veux pouvoir me sentir bien dans mon corps quand nos plages vont enfin réouvrir!« , alors on se motive et on rééquilibre un peu tout ça. Oui mais… Mais, je suis une put*** de grosse gourmande et me passer définitivement de petites douceurs, c’est trop compliqué pour moi (au point, où je fini en pseudo crise de boulimie, à manger tout ce qui me passe sous la main!).

Il a fallut trouver des alternatives et (après plusieurs tests) voici l’une de mes réussites : le fondant au chocolat à la whey protéiné.

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Whey Rocky Road chocolat

La Whey késako ? C’est une poudre protéiné qui se mélange à de l’eau ou du lait et se boit généralement en shaker. Une dose apporte plus de 19 g de protéines, tout en ayant une faible teneur en matières grasses et en lactose et est riche en calcium. Cette protéine est une excellente source d’acides aminés essentiels et contient l »une des plus fortes proportions de la chaîne ramifiée d’acides aminés (BCAA) qui se trouvent dans la protéine naturelle. Les sportifs en raffolent car elle nourrit efficacement les muscles en évitant d’ingurgiter 15kg de poulet et d’œuf.

Me voilà donc à taper dans la réserve de Monsieur qui, lui, en consomme depuis plusieurs années.

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Recette :

Pour un fondant individuel

Temps de préparation : 2 minutes

Temps de cuisson : 2 minutes

Ingrédients :

  • 1 dose de 25g de protéine Whey chocolat (ici celle de Myprotein)
  • 1 CS de cacao non sucré
  • 1 compote de pomme sans sucre ajouté
  • 1 CS de lait
  • 1 oeuf
  • 2 carré de chocolat noir

Préparation :

Dans un bol, mélangez la Whey et le cacao.

Ajoutez la compote, le lait et l’oeuf, puis mélangez bien jusqu’à obtenir une pâte bien onctueuse.

Mettre au micro-ondes pendant 1 minute à la puissance maximale.

Ajouter les deux carrés de chocolat au centre du moelleux, puis remettez pour 1 minute. Vérifiez à travers la vitre car la pâte à tendance à gonfler, si c’est le cas, couper le micro-ondes, laissez redescendre et repartez pour la cuisson.

Laissez tiédir un peu, puis démoulez (ou non!) pour la dégustation.

Attention, c’est plutôt adapté pour un petit-déjeuner ou un gros goûter, qu’une petite collation, car c’est assez consistant et vu l’apport en protéine, ça cale pas mal le bidou ! 🙂

La DME – Ici on mange toute seule et avec les doigts !

La « Diversification Menée par l’Enfant » , cette belle appellation savante qui désigne simplement le fait de laisser bébé manger en morceau, seul, dès le début de la diversification alimentaire. Cette aberration aux yeux de belle maman, cette « nouvelle mode » des perfects mum d’instagram, cette lubie de bobo, bref je n’en avais pas entendu que du bien et nous n’étions clairement pas partis dans l’optique de diversifier notre Violette de cette façon MAIS quand tu es parents tu fais ce que tu peux et pas ce que tu veux.

Notre expérience de la DME :

Comme Toi, jeune ou futur parent, j’avais entendu de la part de mon pédiatre, de ma maman, de tata Suzanne (oui, c’est un fait c’est rarement Papy Jean qui te conseille sur bébé…), qu’à partir de 4 mois il faudrait commencer à donner des purées à mon bébé. Aussi, quand Violette a eu 4 mois, ni une ni deux, j’ai dégainé le petit pot, la petite cuillère et hop voila t-y pas que ma fille goûte une purée aux haricots verts ! Sur le coup elle a l’air d’aimer et on réitère l’expérience plusieurs fois mais petit à petit elle boude chaque cuillère, pleure et surtout se retrouve avec une digestion ultra troublée (ventre remplie de gaz, cacas durs, douleurs à la poussée…). Bref, on décide de mettre la diversification entre parenthèse pendant quelques temps et je commence à lire plusieurs articles sur la DME. (Petites mains, grandes assiettes de Annie Talbot est un super ouvrage pour débuter)

Attention, mon article n’est pas du tout une critique de la méthode de diversification classique, il est simplement un « outil » pour vous montrer qu’il existe une autre manière et que c’est celle-ci qui nous a le plus convenu (enfin…. une fois que j’ai réussie à convaincre Super Papa, car j’avoue que je m’y suis un peu lancée seule, tête baissée, sans faire fi de son avis et je reconnais aujourd’hui que j’aurai du l’inclure et prendre le temps de discuter et de lui exposer pourquoi je tenais tant à cette diversification.)

En Août, Violette à 6 mois (l’âge recommandé par l’OMS pour introduire les aliments autre que le lait), elle sait se tenir assise seule, et je décide de lui faire goûter un morceau de melon, une galette végétale et un brocolis. Elle attrape tout, met en bouche, goûte, touche et à l’air de bien apprécier l’expérience. Les deux premier mois, la moitié des repas finissent au sol puis dans la gueule de Lixy (notre chienne) qui d’un coup voue un véritable culte à Violette, sa nouvelle nourricière. Comme pour l’allaitement, il faut un réel lâché prise sur les quantités car à l’inverse du petit pot, on ne sait pas du tout ce qu’ingère réellement notre petit bout. Cependant, je vois, à la consistance des selles qu’il n’y a pas de doutes, Violette mange bien des aliments solides ! ( Ne fais pas genre, je sais que toi aussi, tu analyse les cacas de ton bébé d’amour !). Au début, il y aussi pas mal d’appréhension de ma part (même si je le cachais) et de celles de nos proches, quand Violette avalait un trop gros morceaux et que son réflexe vomitif lui donnait de gros haut le cœur (aussi appelé GAG) afin d’évacuer et recracher. Mon conseil face à ça, surtout rester zen ! Parler à bébé, lui dire qu’il va réussir à dégager ce vilain gros morceau et que tu interviendras s’il n’y arrive pas. No Panic ! Il va y arriver, c’est un réflexe tout à fait naturel (comme celui de tousser quand on avale de travers) et c’est en intervenant trop hâtivement qu’on risque de faire paniquer Bébé et qu’il risque d’aspirer le morceau par les voies respiratoires, plutôt que de l’expulser comme il tente de le faire de façon naturelle. Si vraiment l’angoisse de l’étouffement est trop présente, un petit cours sur les techniques de sauvetages peut être bénéfique.

Bref, petit à petit, les quantités dans son ventre ont étaient plus importantes que celles dans le ventre de la chienne. Violette goûte à tout, mâche de mieux en mieux les aliments et on prend tous un réel plaisir à partager nos repas ensemble. Le gros avantage de la DME pour moi, ces qu’hormis la découpe des aliments pour que Violette puisse les manger, je prépare un seul et unique repas pour nous trois et on mange tous ensemble à la même heure. Bébé est autonome, elle mange seule, et goûte à tous les aliments très vite ! (Violette à par exemple, toujours manger de la viande ou du poisson). Idem, quand on mange au restaurant, Violette peut piocher dans nos assiettes, inutile de prévoir un petit pot, chopper le serveur pour qu’il le fasse chauffer mais oups il est trop chaud… devoir attendre (!!) bref vous m’avez comprise.

Aujourd’hui Violette à 1 an, et malgré son petit appétit habituel, elle aime manger de tout (sauf peut-être les tomates). Elle commence à utiliser une fourchette, ou en tout cas à l’apprivoiser, et est toujours plutôt calme durant les moments de repas. Les plus sceptiques, Super Papa le premier, sont totalement conquis par la méthode et il est toujours très fier de répondre à des parents que l’on croise au resto et qui s’étonnent de voir Violette, gérer aussi facilement les morceaux, qu' »elle a toujours manger comme ça. »

Les règles de la DME :

  • Il faut que votre bébé soit capable de ai 6 mois révolus et sache se tenir seul assis. (pas qu’il se mette assis seul mais qu’il tienne assis, droit, dans sa chaise haute)
  • Bébé doit témoigner de l’intérêt à la nourriture qui se trouve dans votre assiette.
  • Bébé doit être capable de saisir un objet seul et de le mettre à la bouche.
  • Les morceaux doivent être fondant (bien cuit pour les légumes et murs pour les fruits) et de la taille de son poing.
  • Vous devez partager vos repas avec Bébé ! Il va apprendre à mâcher en vous imitant.
  • Bébé ne doit pas être sangler au niveau des épaules dans sa chaise haute ; il doit pouvoir s’avancer et se pencher pour dégager un morceau qui serait trop gros à ingérer pour lui et vous devez pouvoir le sortir rapidement de sa chaise en cas de fausse route.
  • Les allergènes doivent être introduits un par un, le plus tôt possible.

Liste des allergènes et comment les introduire :

Que ce soit en diversification classique ou en DME, il est important d’introduire les allergènes, un par un, et le plus tôt possible. Pour ce faire, vous devez proposer l’aliment allergène trois jours de suite, puis deux jours sans, afin de détecter un éventuelle réaction (plaque rouge, maux de ventre, fièvre, problèmes respiratoire).

Les principaux allergènes sont :

  • Œuf (commencé par des recettes à base d’œuf, puis faire goûter un demi œuf dur bien cuit)
  • Lait de vache (à testé si bébé allaité)
  • Moutarde (à mettre dans une recette type quiche/muffin ou autre)
  • Arachides (en purée tartinées sur une cracotte par exemple)
  • Mollusques et crustacés (à introduire quand bébé sait bien mâcher)
  • Poissons
  • Graines de sésame
  • Soja
  • Sulfites (toujours pas tester car concrètement à part dans le vin, je ne sais pas trop où on en trouve…)
  • Céleris
  • Lupins (heu qui mangent des lupins ?!)
  • Noix (en purée également)
  • Blé (vive les pâtes !)

Qu’est-ce qu’on donne au début de la DME ?

En DME, on n’introduit pas petit à petit les aliments (hormis les principaux allergènes), c’est à dire que dès le départ on propose fruits/légumes/protéines et féculents à Bébé. Jusqu’à qu’on soi certain des bons réflexes de masticages et de GAG de notre chérubin, on propose des aliments sur leur forme simple et ultra fondant (légumes bien cuits à la vapeur, fruits bien mûrs), puis petit à petit on introduit des recettes.

Une des premières assiettes de Violette était composée de patate douce au four, de courgettes vapeurs et de melons. On met tout dans l’assiette, tant le salé que le sucré et on laisse Bébé découvrir et se diriger vers ce qu’il souhaite. Attention, on ne porte pas l’aliment à sa bouche (JAMAIS !), on le laisse se saisir et le porter lui même dans sa bouche. Petit à petit, j’ai commencé à préparer des petits muffins/galettes (une fois que j’avais introduit l’œuf et le blé en allergène), puis enfin à lui proposer les mêmes repas que les notre. Vous verrez, au fur et à mesure, vous sentirez votre enfant plus à l’aise et vous saurez quand réduire la taille des morceaux.

Au départ, on propose un seul repas solide (comme en diversification classique) en général le déjeuner, puis on introduit progressivement les autres repas. A notre niveau Violette, à mangé en DME le repas du midi pendant environ 1 mois, puis nous y avons ajouter le petit déjeuner et le dîner vers ses 7/8 mois. Aujourd’hui, elle prend de temps en temps un goûter également.

Au niveau des recettes de muffins/galettes et autre, vous pouvez chercher sur Pinterest en tapant « recette paléo » (le régime paléo utilise les aliments sous leur forme la plus simple) ou « recette enfant ». Aussi, si vous deviez acheter des produits transformés dans les gammes bébés (biscuits par exemple, même s’il y a un peu trop de sucre dedans) vous n’avez pas à tenir compte des âges recommandés.

Il y a trois aliments interdits en DME car beaucoup trop dangereux au point de vu étouffement : la pomme et la carotte crue (qu’on ne donne pas avant 3/4 ans à moins qu’elle ne soit râpée), les feuilles de salade (car elles collent au palais et sont facilement inspirer par Bébé.

Avantages et inconvénients de la DME (selon nous)

Avantages :

  • Violette à tout de suite pu manger comme nous et participer aux repas en tant que membre à part entière. J’aime le fait de ne pas avoir à la nourrir mécaniquement. Elle est actrice de son repas.
  • Elle mange ce qu’elle veut, se dirige vers les aliments qui l’attire le plus, du coup l’aspect visuel est aussi important. Elle gère sa faim et sa satiété et j’aime à croire que ça l’aidera plus tard à avoir un rapport sain avec la nourriture.
  • Cette méthode stimule l’éveil et la motricité fine. J’aime lui présenter les aliments, la voir attraper de morceaux de plus en plus petits, puis commencer à utiliser les couverts.

Les inconvénients :

  • C’est vraiment salissant ! On change souvent Bébé après le repas (voir même un bon bain) et on nettoie les sols… Pour gagner du temps, un chien est un très bon accessoire à la DME sinon un bavoir Tidy Tot peut servir aussi
  • On fait face à pas mal d’incompréhension et de remarques de la part de l’entourage et ça peut être déstabilisant voir énervant mais bon sur ça ou autre chose hein …
  • On ne connait pas la quantités ingérées par Bébé. Violette fait 8kg tout rond à 1 an, on ne peut pas dire que ce soit un gros bébé, et sa petite prise de poids m’a souvent tracassé. Cependant, c’est le cas depuis sa naissance qu’elle fut allaité, puis nourrit au lait artificiel, purée et enfin en DME donc je ne pense pas que cela vienne de son alimentation mais plutôt de son métabolisme.

En bref, si vous avez envie de tenter l’expérience et que vous n’avez pas peur de laver votre sol deux à trois fois par jours, foncez ! La DME a autant de bénéfice pour votre petit loups que pour vous parents/familles.

1 an – lettre à Violette

Et aujourd’hui tu as 1 an. 1 an, 12 mois, 365 jours que tu es physiquement présente dans ma vie, notre vie. Mon amour, si je t’écris aujourd’hui c’est évidemment pour te souhaiter un très joyeux anniversaire mais aussi, et surtout, pour que tu saches ce que cette première année de maman m’a apporté.

Ma chérie, j’espère qu’un jour, quand tu seras plus grande, quand ce sera ton tour de devenir maman, tu liras mes mots car je sais déjà que lorsque tu me poseras des questions, mes souvenirs seront, depuis bien longtemps, édulcoré par ma nostalgie. Je serai sans doute de celles qui te diront à quel point devenir maman c’est magnifique, ce n’est que joie et bonheur et j’aurai oublié tous les autres sentiments, positifs et négatifs, qui ont rythmés notre première année.

Ma Violette, cette première année de ma vie de maman c’était un peu comme le baptême du feu. C’était une palette de couleur, de lumières, d’émotions.

Avec toi, j’ai appris qu’aimer de tout son être était possible, que ma vie ne vaudrait plus rien si la tienne n’existait plus.

J’ai connu la douleur, la douleur physique de cette césarienne, de cet allaitement qui a était difficile à mettre en place, de ce manque de sommeil qui t’affaiblie tous les jours un peu plus. La douleur psychologique de mes premiers pas dans la maternité qui n’étaient pas tels que je les imaginais, de l’incompréhension des gens autour de moi qui semaient des petits coups de poignards avec leurs « Le principal c’est que vous alliez bien. » , « Tu peux toujours donner un biberon si tu n’arrives pas à allaiter.« , de tous ces changements auxquels je ne m’attendaient pas.

J’ai compris que ma phobie des araignées n’était pas une vraie peur en comparaison à mon angoisse de ne pas savoir comment te calmer, te soigner, te soulager. Cette boule qui grandit au fond de ta gorge quand tu commences à pleurer et que mes bras, mon sein, ma voix n’arrive pas à t’apaiser.

Mon petit chat, durant cette première année de maman, de parents, beaucoup de choses ont changés. Même si on c’était promis avec ton papa que notre vie resterait la même, sache que, même avec la meilleure volonté du monde, c’est impossible. Tu n’es pas fautive, ce n’est pas quelque chose de mal que notre vie ai changé, seulement ça a était difficile à accepter. Avec toi, je n’étais plus une jeune femme, une amie, une amoureuse, je suis devenue une maman. Avec toi, nous n’étions plus un couple, jeunes, spontanés, nous étions parents. Du jour au lendemain, nous avions ce petit être, ce bébé, le fruit de notre amour, qui avait besoin de nous, 24h/24, 7 jours sur 7, pour pouvoir vivre et évoluer. Ce n’est pas de s’occuper de toi qui fut difficile, mais plutôt notre souhait égocentrique de le faire tout en gardant notre vie d’avant. Mais après quelques mois, j’ai compris que je n’étais plus la même, mais que j’étais aujourd’hui une meilleure version de moi-même. Celle capable de dormir que 2/3 heures d’affilées, de te garder tout contre elle toute une nuit pour que tu sois rassurée, d’envoyer valser les « bons » conseils des unes et des autres qui voulaient que je te dresse au lieu de te faire grandir, celle qui pleure car elle a bout de nerfs mais continue de te parler calmement pour ne pas que tu sentes ma détresse.

Ma fille, cette première année de toi, ça a était beaucoup d’émotions difficiles mais je sais que ce sont celles-là que j’oublierai pour ne me souvenir que de tous les moments de bonheur que tu m’as si volontiers offerts : le son de tes premières déglutitions sur mon sein après trois jours à te compléter en DAL, tes tétouilles du petit doigts de ton papa pour que je puisse me reposer un peu, tes sourires aux anges dans ton sommeil. Je me remémorai les larmes aux yeux de toutes tes évolutions. Quand vers tes quatre mois tu as commencé à te retourner toute seule pour attraper tes jouets sur ton tapis d’éveil, quand à 6 mois tu te mettais debout et balançais tes petites fesses au son de n’importe quelle mélodie, quand tu attrapais la plupart des aliments solides que je te proposais grâce à la DME, tes « mamaaaaa« , « papaaa, » « miammiam« , « miiiiiou« , tes regards émerveillés et concentrés dès que tu vois des animaux (même à la télévision!), quand à 10 mois et demi, tu as fais tes premiers pas sur le sable d’une plage à Phuket puis quand à 11 mois tu t’es mise à marcher comme une grande.

Mon amour, devenir maman, devenir parents, c’est vraiment la plus folle des aventures qu’on m’a permis de vivre. En 1 an, tu as tellement grandis, mais nous aussi et c’est grâce à toi. Je te souhaite tellement de pouvoir devenir maman à ton tour pour ressentir tout ça, toi aussi. Mais en attendant je ferai en sorte de t’aider à grandir dans les meilleures conditions, comme j’ai tenté de le faire à chaque seconde depuis le 21 février 2019 à 12h26.

Dans la valise d’un bébé – 15 jours en Thaïlande

On va pas le nier, quand on voyage avec un bébé/enfant, la question des valises et de ce qu’on y met dedans vient parfois des semaines/mois (rayer la mention inutile) avant le départ. Du coup on fait tous(tes) la même chose, on cherche les blogs de parents voyageurs et on se fait une check-list de l’espace pour (surtout!!) ne rien oublier, sauf qu’en fait selon le type de parents sur lequel on tombe on se retrouve avec une couche et un tee-shirt ou au contraire quatre valises soutes remplies. Voici donc la liste de ce que j’avais décider d’amener avec nous lors de notre voyage en Thaïlande en notant ce qui nous a était utile/inutile et ce qu’on aurait pu amener d’autres.

Dans la valise d’un bébé de 10 mois, destination Phuket :

  • 3 combinaisons anti-UV (made in Vinted)
  • 1 tee-shirt manche longue anti UV (on ne l’a pas utilisé)
  • 3 shorts ( 2 de plus n’auraient pas était du luxe)
  • 6 tee-shirts ( 4 de plus ça l’aurait fait aussi !)
  • 1 petite robe (ça c’était pour se faire plaisir quand on sortait le soir, mais ce n’est vraiment pas obligatoire)
  • 1 gilet
  • 2 maillots de bains (jamais mis car le soleil tapait vraiment trop fort)
  • 1 sortie de bain
  • 2 chapeaux (un seul aurait suffit)
  • 2 maxi langes (utile pour servir de bavoir ou pour mettre sur le sable pendant les siestes/jeux)
  • 1 paquet de 27 couches (ça n’a évidemment pas fait 15 jours, mais vous trouverez des couches quasi au même prix qu’en France, dans tous les commerces de proximités)
  • 5 pots de lait ( Violette boit du lait anti-allergène donc introuvable ailleurs, mais pour des laits artificiels normaux vous en trouvez dans les pharmacies et grands centre commerciaux)
  • 3 biberons + de quoi les nettoyer
  • 6 dosettes pour emporter le lait partout (elle ne boit plus 6 bib par jours, donc je pense que 3 auraient largement suffit pour les sorties sur la journée entière)
  • 8 assiettes Blédichefs (on avait peur de pas toujours trouver de quoi lui donner à manger mais au final elle n’y a JAMAIS touché ! Elle s’est nourrit de nems/riz/beignets de crevettes et fruits frais. Si vos bébés ne mangent pas comme vous, il y a plusieurs sortes de petits pots bébé dans les commerces.)
  • 1 crème solaire indice 50 spécial enfant (à mettre toutes les 2h et après chaque baignade. Violette n’a attrapé aucun coup de soleil !)
  • 1 paquet de suppositoire doliprane (ça ne prend pas de place et ça peut vraiment être utile !! Nous avons eu tous les trois de la fièvre durant les trois derniers jours. Violette est montée à 40° donc heureusement que j’étais équipée en suppo.)
  • 1 paquet de solution de réhydratation
  • Une vingtaine de pipette de serum physiologique (ça sert pour le nez qui coule, pour les grains de sable dans l’œil, nettoyer la petite égratignure)
  • 1 paquet de suppositoire vogalène (on ne les a pas utilisés, mais vaut mieux les avoir)
  • 1 tube de mytosil (en cas de cucul rouge)
  • Un doudou (elle n’en a pas d’officiel mais je voulais qu’elle ai quelque chose qui lui rappelle la maison, mais je pense que si elle ne l’avait pas eu ça aurait était pareil sachant qu’elle a dormit avec nous tout le séjour)
  • 4 tétines (une de moins ça aurait pu le faire, mais surtout ne partez pas avec UNE SEULE car ça se perd vite une tétine !)
  • 3 livres qui l’ont surtout occuper dans l’avion
  • 1 jeu en bois (qu’elle a récupérer chez sa cousine avant le départ et qui donc était nouveau pour elle)
  • 3 petits jouets pour le bain (fail … il n’y avait pas de baignoire mais elle a quand même joué avec assez souvent)
  • 2 peluches qu’elle a eu en cadeau dans l’avion (on est rentré avec 4 nouvelles peluches du coup, merci Qatar Airways)
  • Le porte-bébé (zéro regret de ne pas avoir pris notre poussette car Phuket n’est vraiment pas praticable avec)

En Thaïlande, les bébés et enfants en général, sont traités comme des rois donc si vous avez besoin de quoi que ce soit, les thaïlandais se feront un plaisir de vous aider à trouver ce qu’il vous faut.

Attention, si vous avez besoin d’un médicament (pour enfant ou pour adulte), vous pourrez vous en procurer facilement, sans ordonnance (même les antibios), dans les pharmacies ; cependant ils ont vraiment vraiment vraiment mauvais goût. J’ai eu le « plaisir » de goûter un sirop pour la toux semblable à de l’alcool à 90° avec un arrière goût de camphre…

La Thaïlande est loin d’être la terre hostile que les gens, qui n’y sont jamais aller, imagine ; alors si vous hésitez à entreprendre ce voyage par peur pour votre bébé, foncez acheter vos billets d’avion !

Phuket à 10 mois et demi

« Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps. » Brenna Smith

En ce premier jour de l’année 2020, après avoir sifflé une bouteille de champ’, mangé du foie gras, fait un blind-test et dansé un peu, nous voilà à nouveau sur la route, direction notre premier grand voyage avec bébé Violette.

Des chaleurs torrides, des animaux sauvages, des maladies tropicales, pas de médecins, pas d’électricité, le bout du monde ! Voilà ce qui est venu à l’esprit de notre entourage quand on leur a annoncé (déjà bien avant la naissance de notre fille) que nous partirions en Thaïlande en Janvier 2020. Mais je vous assure, et vous le verrez à travers cet article, la Thaïlande avec un bébé c’est plutôt EASY !

Nous avions découverts la Thaïlande en amoureux en novembre 2017 lors d’un road-trip sur tout le triangle d’or puis d’une semaine de farniente au sud de Phuket.

Cette fois c’est parti pour 15 jours à Phuket avec notre bébé mais aussi avec Papy et Mamie qui, TOUS LES TROIS, ont fait leur premier gros voyage ! A la découverte de la plus grande île thaïlandaise de la mer d’Andaman, ses 48 kilomètres de long et ses 536Km2.

Le voyage :

Question organisation : nous sommes passés par LIDL Voyage pour réserver les billets d’avions et l’hôtel : nous avons payés 1550€/personnes pour 16 jours et 14 nuits, deux vols avec escales, et un hôtel quatre étoiles (thaïlandaises!). C’est la première fois qu’on passait par cette agence de voyage car en général on réserve via des Ventes Privées (oui Showroom et Veepee sont tes alliés voyages!) , mais tout s’est très très bien passé et nous en sommes satisfaits.

Phuket se situe à 9 780 kilomètres de Paris, nous voilà donc partis pour un voyage d’environ 16h : deux vols de 6h30 avec une escale de trois heures à Doha, avec la compagnie Qatar Airways.

Il est 6h00 et quelques quand nous arrivons à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Nous n’avons pas dormis ( sauf Violette ) puisqu’on a enchaîné fête du nouvel an et départ et on croise les doigts pour que le vol se passe bien et nous permette un peu de repos. Je vous avoue que ces deux vols me stressent, j’appréhende toutes ces heures avec une Violette qu’il va falloir occuper, mais en fait tout se passe très bien ! Elle a dormi (à l’aller et au retour) une bonne partie du voyage et lorsqu’elle était réveillée nous nous relayions pour l’occuper à coup de nouveaux livres, petits jouets, grignotages etc. Petit conseil que nous avions déjà appliqué lors de son premier vol pour Tenerife, faites boire vos petitous pendant le décollage et l’aterrissage afin qu’ils aient le réflexe de déglutition et évitent cette sensation de pression dans les oreilles.

Les bassinets peuvent être utilisé jusqu’à 11 kilos mais ils sont plutôt petits en taille …

Au retour, nous avons eu une place spéciale famille avec un petit berceau accroché à l’avant, mais nous ne nous en sommes pas servis! La fois où j’ai voulu la poser dedans elle s’est réveillée direct. Donc si vous voyagez avec un bébé et que vous n’avez pas ces places la, relativisez et dites vous bien qu’en vrai ce n’est pas vraiment nécessaire ; mais on a quand même bien plus de place pour les jambes et ça c’est quand même cool.

Lors de nos escales à l’aéroport Doha, Violette a pu se dégourdir dans plusieurs aires de jeux avec un sol en mousse, des toboggans, balançoires, etc.

Notre Hôtel :

Nous avons séjourné à l’hôtel T-Villa 4*, un petit hôtel de 75 chambres, situé dans le quartier de Nai Yang, au nord de l’île, à cinq minutes de l’aéroport de Phuket. Nous avions réservés deux chambres avec accès direct à la piscine, ça se présente comme des petites villas mitoyennes de 55m2, avec une jolie terrasse privative qui donne accès à la piscine qui serpente autours de ces 36 villas. Du coup on pouvait passer par notre terrasse pour aller dans la chambre de papy et mamie (ce qui leur permettait aussi de venir toquer à notre fenêtre pour qu’on ne loupe pas le petit dej!), et Violette pouvait faire sa sieste pendant qu’on faisait bronzette.

Il existe aussi 36 chambres dans un bâtiment de 3 étages qui donne sur une petite piscine à l’avant de l’hôtel et 3 villas privées de 140 m2 avec jardin et piscine au fond de l’hôtel. Forcément les prix diffèrent selon le choix de la chambre mais nous avons était plus que satisfaits des nôtres !

C’est un petit hôtel, loin des gros resorts mais qui n’a rien à leur envier au niveau des services. Tout le personnel est adorable (les thaïs en général le sont, mais il faut quand même le préciser), les chambres sont spacieuses avec en plus une douche extérieure plutôt sympa, l’hôtel est propre et bien entretenu. Les deux seuls bémols ce sont le buffet du petit dej’ qui était vraiment light avec peu de choix pour les petits déjeuners de type européens et des fruits souvent pas murs ainsi qu’une clientèle chinoise assez importante (rien de raciste la dedans, mais les chinois en Thaïlande sont plutôt bruyants et passent leur journée à se racler la gorge et cracher à tout va !).

Se déplacer à Phuket :

Pour nos déplacements de tous les jours, nous avions loués deux scooters. Oui, vous avez bien lu : nous avons roulés en scooter avec un bébé en portage sur son papa. Le scooter est vraiment le moyen de transport le plus pratique pour découvrir l’île mais attention, le code de la route en Thaïlande est plutôt … inexistant ?! Aussi, il vous faut une bonne dose de confiance en vous et en vos capacités de pilote !

En Thaïlande, on roule à gauche, on se klaxonne pour s’avertir qu’on se double et quand le feu est rouge on s’arrête ou on passe selon les situations (on n’a pas encore compris quand il fallait faire quoi par contre…). Mon conseil pour survivre à la conduite à Phuket c’est donc de suivre et faire comme les thaïs ! Tu passes quand ils passent, tu passes par où ils passent et tu serres les fesses en priant pour ne pas avoir un accident. J’ai un peu flippé au départ mais au final tout s’est très bien passés et Violette a juste a-do-ré le scooter, elle s’endormait dans la minute quasi à chaque fois (peut-être qu’elle fermait si fort les yeux en se disant à quel point ses parents étaient tarés, qu’elle s’endormait ?!).

Sachez que la location d’un scooter en 125m3 coûte 250 bath/jour soit environ 8 euros, et un plein environ 120 bath soit moins de 4 euros. L’île fait 49 kilomètres de long, par contre il y a pas mal de circulation et on peut rouler au max à 80km/h donc pour la traverser il faut compter deux heures. Prévoyez de faire les trajets en plusieurs étapes car j’ai appris à mes dépens que faire du scooter de façon prolongé ça défonce le c** ! (Bonjour la démarche de canard pendant 10 minutes en descendant du scoot)

Quand nous voulions sortir le soir un peu loin de notre hôtel, nous prenions un taxi. La par contre ça commence à coûter assez cher donc à moins que vous ayez un budget à rallonge ne comptait pas sur le taxi pour tous vos déplacements. Pour vous donner un exemple, Nai Yang – Phuket town, soit 30 kilomètres pour environ 45 minutes de trajet, vous en aurez entre 650 et 800 bath (20€/25€). C’est pas « énorme » mais je vous rappelle que la location du scoot à la journée vous coûte 8€; de plus le taxi n’est pas forcément plus safe car le siège auto en Thaïlande est inexistant donc je me retrouvais assise à l’avant avec Violette attachée comme on pouvait.

Phuket étant une île, il est également possible de prendre le bateau pour rejoindre une plage ou une île. Il y a pas mal de longtail (des sortes de grandes pirogues typiques) au bord de l’eau qui peuvent vous amener sur les plages alentours qui peuvent parfois être difficiles d’accès. Nous avons pris le longtail lors d’une excursion pour visiter quelques îles dans la baie de Phang Na.

Nous n’avons pas testé, mais j’ai lu dans pas mal de blogs de voyageurs qu’il était possible de se déplacer en bus pour pas cher ; mais honnêtement au vu de la circulation sur l’île je pense que ça doit rendre les trajets très longs et pas forcément confortables.

Et on mange quoi ?

Pour avoir déjà visiter la Thaïlande on savait à quoi s’attendre au niveau nourriture et je salivais déjà en pensant aux padthai et friedrice; mais pour Violette on avait quand même quelques doutes. Il faut savoir que Violette mange en morceaux et comme nous depuis ses 6 mois (on pratique la DME), donc à ce niveau là ça facilitait déjà les choses mais les thaï cuisinent très épicé donc je ne savais pas trop si cela serait adapté pour elle. J’avais lu sur plusieurs blogs qu’on pouvait trouver facilement de la nourriture pour bébé dans les supermarchés mais qu’ils pouvaient être assez onéreux et différents en goût par rapport aux marques européennes; donc j’avais embarqués quelques plats préparés Blédichefs dans la valise. Alert Spoiler : nous n’y avons pas touché !

Donc à Phuket on mange pas mal de plats à base de riz (riz blanc, nouilles de riz), du poulet (avec pleins de bonnes sauces !), de la seafood (crevettes, poissons, fruits de mer tout est frais !), et des légumes sautés. Comme je vous le disais la plupart des recettes sont assez épicées, pensez donc à demander que votre plat soit « not spicy » pour que vous puissiez le manger (attention il se peut que ça soit quand même un peu piquant…).

Violette s’est nourrit de « springrolls » (nems de légumes) et de riz blanc pendant 15 jours. Alors certes ce n’est pas très sain et équilibré mais c’est les vacances, deux semaines de « malbouffe » ne la tueront pas !

En Thaïlande on mange aussi énormément de fruit frais ! Sur les étals des marché vous pourrez les acheter au détail, coupés/préparés ou mixés en smoothie. Mangue (mamouang), fruits de la passion, papaye, goyave (farang), pomme rose (chompoo), mangoustine (mang kroot), litchis, longan et durian autant de fruits exotiques que vous n’aurez peut-être jamais goûté avant ! Violette a adoré boire des jus de mangue et d’ananas à la paille (qu’elle a apprivoisé durant le séjour!) et grignoter les minis clémentines et les mangoustines bien sucrées.

Nos coups de cœur à Phuket :

La Thaïlande offre un réel dépaysement, tout est différent à notre vie en France ; ça commence par le climat, forcément, qui est chaud et humide mais concrètement il est tout à fait tenable quand on survit aux canicules de juillet/août. En janvier, les températures oscillent entre 28° et 35° avec un ensoleillement de neuf heures par jours et quatre jours de précipitations par mois en moyenne. La chaleur est plutôt agréable quand on reste à l’ombre et en bord de mer mais c’est vrai qu’en plein soleil ou à Phuket Town à 12h00 on cuit un peu. Du coup avec un bébé on privilégie l’ombre des séquoias quand on décide de profiter de la plage et on évite les longues marches en plein soleil entre 11h00 et 14h00, un petit spray d’évian et de l’eau fraiche toujours dans le sac et le tour est joué.

A Phuket, on profite surtout des plages idylliques avec leur sable blanc et une eau turquoises à 28° mais il y a aussi beaucoup d’autres choses à découvrir ! Voici la liste non exhaustive de nos coups de cœur sur l’île :

Comme tout vacanciers à Phuket, nous avons surtout profité des belles plages et du soleil. On a adoré bronzer, jouer et ses promener sur la plage de Nai Yang (la plus proche de notre hôtel) car elle est très longue, le sable y est bien fin et la forêt de séquoias offrent des petits coins au frais pour siester tranquille ! On y trouve également plusieurs restaurants et autres vendeurs ambulants pour manger un bout entre deux plongeons. Depuis la grande plage de Nai Yang, on peut rejoindre à pied la plage de Mai Khao (une bonne vingtaine de minutes) ,qui se situe juste en face de l’aéroport, et voir les avions aterrir et décoller en nous passant juste au dessus de la tête ! Attention ! Il est normalement interdit d’y prendre des photos avec des flashs pour éviter un crash sur la plage …

Plage de Nai Yang

Banana Beach, est une petite plage à flan de falaise par laquelle on accède un peu sportivement (ou en longtail depuis Nai Thon). Elle est très jolie mais hyper bondée de par sa taille …

Plus au sud de l’île, nous avons apprécié la plage de Nai Harn (que nous avions découverts lors de notre premier voyage) qui est une grande plage au bord de laquelle on trouve énormément de stand de marché non alimentaires, et quelques petits restaurants. A quelques kilomètres, on trouve Laem Ka Beach, une petite crique de sable et de rocher plutôt sympathique mais un peu douloureuse pour les pieds (beaucoup de cailloux au bord de l’eau).

Petite sieste dans la pinède de la plage de Nai Harn

Si vous ne souhaitez pas forcément vous baigner mais juste apprécié la vue, je vous invite à découvrir la plage de Rawai (la plus au sud de l’île) avec son étendu de bateau de pêcheur et son marché au poisson ou bien la plage de Kamala pour son magnifique coucher de soleil.

Coucher de soleil sur la plage de Kamala

La ville de Phuket (Phuket Old Town) avec ses allures de villes cubaines, ses maisons colorées, clairement inspirée de l’époque coloniale portugaise. Il y fait bon de flâner, faire les boutiques et découvrir les petits bars et restaurants aux décos hyper exotiques.

Monkey Hill, pour le kiff de voir pleins de petits singes en liberté. C’est sans doute un des moments préférés de Violette qui imitait leur cris et les appelaient depuis le porte-bébé. Attention, ne pas oublier que ce sont des animaux sauvages et que nous sommes chez eux, il arrive qu’ils se sentent agressés et deviennent eux aussi agressifs alors on reste à bonne distance et on les respecte. (Je pose ça là car clairement on a vu quelques touristes se comporter, vraiment, comme des trous du c** avec eux…).

La baie de Phang Na qui avait déjà était un gros coup de cœur lors de notre première visite du pays avec ses grandes îles rocheuses qui ponctuent la mer. C’est dans cette baie que l’on trouve l’île de James Bond, Maya Baie et autres lieux hyper touristiques, mais il existe de nombreuses îles (privées ou non) qui sont tout aussi belles et moins fréquentées.

Le bouddha blanc, qui surplombe le sud de l’île, est toujours en court de construction mais offre déjà un spectacle assez grandiose. Nous ne l’avions pas fait lors de notre premier séjour mais clairement je ne regrette pas de nous y être rendu cette fois-ci. Le chemin pour y monter (bien que ça tourne) est plutôt agréable avec pas mal de jolis point de vus, et une fois la haut, on peut découvrir cet immense bouddha en marbre blanc, accompagnés de divers autres bouddha en or. Petit bonus, nous nous sommes fait bénir par un moine qui nous a offert un petit bracelet porte bonheur à tous.

24h après, nous étions au bout de notre vie avec 40 de fièvre tous les trois …

Enfin, on a aimé découvrir les différents marchés de nocturnes dont le Week-end Night Market à Phuket town, le grand marché de Nai Yang ouvert plusieurs soirs dans la semaine à partir de 16h00 ainsi que le Night Market de Patong où l’on peut manger de la streetfood directement sur place.

Les temples bouddhistes qu’on repère de loin avec leurs dorures et couleurs flashy permettent aussi une petite pause dans le temps où l’on se retrouve dans une ambiance mystique et religieuse qui permet de se ressourcer.

A Tenerife, on fait quoi ?

Cap les Canaries, plus précisément sur l’île de Tenerife, la plus grande de l’archipel où nous avons passé une semaine en famille du 7 au 14 Septembre 2019.

Ce voyage était le premier de bébé Violette (voir l’article Premier Voyage avec un bébé – Direction Tenerife –) et nous souhaitions d’abord prendre le temps de profiter en famille de cette première escapade.

Entre paysages volcaniques, océan et ciel azurs, bananeraies, plages aux sables noirs ou ocres, piscines naturelles, et villes modernes, voici notre itinéraire qui représente toute la diversité de cette île :

Le sud de l’île : le tourisme de masse

Comme je le disais dans mon article précédent, le sud ouest de Tenerife est la partie la plus touristique de l’île. Vous y trouverez énormément d’hôtel allant du gros RESORT au petit hôtel familial, des restaurants, pubs et autres boites de nuits ainsi que le Siam Park (un parc aquatique) et divers zoo.

Nous avons découvert cette partie de l’île en bus lors de notre épopée jusqu’à l’aéroport pour récupérer notre voiture de location. Ce n’est pas forcément le décors et les activités que nous recherchions, aussi nous avons plutôt fuis ce côté de l’île.

Los Gigantes et l’observation des dauphins et baleines :

Voir les dauphins et les baleines, c’était L’activité avec un grand « L' » que je voulais faire à tout prix !

Au départ du port de Los Gigantes (vous en avez d’autres au port de Las Américas également), vous trouverez plusieurs départs pour partir observer la faune marine qui vit entre Tenerife et La Gomera. Vous en trouverez pour tous les goûts et tous les prix allant de 15€ pour 1h sur un speedboat à environ 50€, plusieurs heures sur un voilier. Nous avons choisi de débourser 45€ par adulte pour partir en croisière, en mini comité, à bord d’un sublime voilier avec MPC Yacht Charter que vous trouverez au fond du port de Los Gigantes. Nous avons profité de quatre heures en mer, à observer les dauphins et les baleines globicéphales qui nageaient à quelques mètres du bateau, ainsi que les falaises de Los Gigantes qui culminent à 500 mètres de hauteur avec leurs nids de mouettes et autres oiseaux.

Nous avons apprécié à quel point les marins/skippers (dont le notre) respectent les animaux. En effet, même si les cétacés attirent forcément les touristes, la navigation prêt d’eux et très réglementée avec des heures possibles, des distances à respecter et surtout une surveillance quotidienne de la population.

https://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g673870-d5022518-Reviews-MPC_Yacht_Charter-Los_Gigantes_Tenerife_Canary_Islands.html

Santa Cruz de Tenerife :

La ville de Santa Cruz est l’actuelle capitale de Tenerife. C’est une ville cosmopolite qui mélange la modernité des buildings, le typique des petites ruelles aux allures cubaines et le côté industriel du port de commerce. Comme la plupart des capitales, vous aurez beaucoup de choses à y découvrir.

Nous nous sommes garés dans le centre ville et avons décidés de partir, au feeling, à la découverte de la ville à pied et en poussette. Nous nous sommes tranquillement dirigés vers divers points clés que nous avions repérés sur divers blogs et suggestion TripAdvisor :

  • Les différentes églises comme celle de San Fransisco de Asis et de Nuestra Senora de la Concepcion aux façades blanches caractéristiques de l’architecture baroque canarienne.
  • La Plaza Espana qui est la plus grande la ville; elle est construite à l’endroit même où se trouvait le château de San Cristobàl. Elle est caractérisée par sa grande fontaine qu’ils nomment « le lac », qui malheureusement était quasi à sec quand nous y sommes passés, et ses grandes statues. Dans le fond de la place, vous trouverez un escalier qui vous mènera voir les vestiges souterrains du château.
  • Collé à Santa Cruz, vous trouverez la ville de San Andres avec la mythique playa de Las Teresitas, une longue plage d’1,5km au sable doré et aux eaux turquoises. On s’y est simplement arrêter pour la voir mais ça ressemble beaucoup aux plages de la costa Brava proche de chez nous.

Le Parc National du Teide :

El Teide, c’est le nom du volcan situé sur l’île de Tenerife. Il culmine à 3 715 mètres de haut – vous trouverez noté 3 718m sur beaucoup de sites mais le volcan perdu 3 mètres de hauteur lors de sa dernière éruption (c’était l’info du jour que vous pourrez ressortir lors de votre prochain repas entre potes!) -. C’est le paysage qui a était le plus dépaysant pour moi dans ce voyage. Nous avons profité de l’ascension en voiture pour admirer les paysages plus que divers de ce parc naturel. Vous regardez à gauche, vous voyez le bleu de la mer qui au fur et à mesure de la montée, disparaît sous les nuages. On arrive ensuite dans ces montagnes ocres, ces plaines où l’on peut apercevoir les différentes espèces de plantes endémiques aux îles Canaries mais aussi exclusives à Ténérife (il y a environ 33 espèces qu’on ne trouve que sur cette île !), puis on tombe sur de vastes étendues de cailloux noirs qui sont les résidus de laves séchées. Enfin, au loin le pic du volcan se dessine.

Il est possible de monter au pic du Teide en empruntant le téléphérique depuis la station du bas (27€ aller/retour par adulte), qui se trouve à 2 536 mètre d’altitude; on relie donc les 1 179 mètres restant en 8 minutes. Forcément quand on lit ça comme ça, on se dit que pour un petit bébé de 6 mois, ça risque d’être un peu compliqué, mais croyez le ou non, on n’y a pas pensé et ce n’est qu’arrivé sur place que la dame nous a dit « Ah beh non, c’est pas possible avec les enfants de moins de 3 ans.« . Bon, demi-tour, on ne montera pas au sommet mais on se balade tranquillement dans le parc et on s’arrête souvent sur le chemin du retour pour prendre des photos.

https://www.volcanoteide.com/fr/telepherique_du_teide/tarifs_et_horaires

Parque rural de Anaga :

Un des points de vue lors de notre traversé du parque rural de l’Anaga

Lors de notre escapade à Santa Cruz, nous avons décidé de faire une découverte, sommes toutes sommaire, des paysages de l’Anaga jusqu’à l’ancienne capitale de l’île : San Cristobàl de la Laguna. L’occasion pour Violette de faire sa sieste et pour nous d’enchaîner les lacets à bord de notre Fiat 500, à l’assaut de cette magnifique chaîne de montagnes aux sommets découpés. Le Parc rural d’Anaga occupe une grande partie du massif montagneux situé à l’extrémité nord-est de l’île de Tenerife, il s’étend sur près de 14 500 hectares ! (Il existe énormément de sentiers de randonnées qui le parcourent mais nous n’avons pas tenté…).

Nous avons relié Santa Cruz à La Laguna en un peu plus d’une heure. Durant cette heure nous avons tour à tour traverser des plaines désertiques, des forêts denses, des nuages de pluie et quelques villages dans lesquels vivraient des sorcières. Les changements de climat dû aux différentes altitudes, offrent une diversité de la flore qui est saisissante !

Arrivé à San Cristobàl, nous avons visité le petit centre historique, l’occasion pour nous trois de prendre un petit goûter amplement mérité et faire les achats de quelques souvenirs.

Le Nord Ouest de l’île : les contrées sauvages

Le dernier jour, nous avons voulu faire un tour dans les recoins les plus « sauvages » de l’ile, conseillés par les animateurs de l’hôtel. Nous voilà, toujours au volant de notre petite Fiat (avec nous trois + nos bagages !) avec pour but de rejoindre la ville Garachico en longeant la côte.

Vous savez comment sont les routes quand on est sur une île volcanique ? Et bien elles sont (très très très) pentues ! Vraiment, on s’est retrouvé sur des mini routes de campagnes qui descendaient/montaient à pic ! Autant pour descendre on utilisait le frein moteur, autant il y a quelques fois où lors des montées, j’ai cru que la voiture allait lâcher et qu’on allait tout redescendre à l’envers ! Heureusement que Valentin est un pro du démarrage en côte !!!

Arrivé à Garachico, nous avons découvert un charmant petit village les pieds dans l’eau, bien loin des nids à touristes. Jusqu’en 1706, lors de l’éruption du volcan, la ville était le principal port de l’île, aujourd’hui les coulées de lave ont laissé Le Caleton des petits bassins naturels où se baignent les locaux et les touristes.

Ensuite, en se baladant dans les petites rues pavées, en rejoignant la Plaza de la Libertad, nous avons pu admirer différents bâtiments à l’architecture ancestrale canarienne : Le Couvent des Franciscaines conceptionnistes, le Couvent dominicain de Santo Domingo (qui était en travaux sur une partie de sa façade), l’Eglise paroissiale de Santa Ana, l’Ermitage de San Roque. Mais aussi, un lieu aux allures d’univers féérique, qui bien que tout petit est tout à fait charmant : Le Parc de la Puerta de la Tierra.

Voilà pour notre voyage à Tenerife. On nous avait aussi conseillé d’aller voir les falaises de Masca et de visiter Icod de los Vinos et la Oratova, mais il y a quelques journées où nous avons préféré farniente à l’hôtel. Voyager c’est bien la découverte, l’ouverture au monde, mais le but d’un voyage c’est aussi de déconnecter de notre vie de tous les jours et de prendre le temps de se retrouver. Ce premier voyage en famille était une véritable réussite et nous a donné envie de repartir au plus vite !

Prochaine destination : Phuket en janvier 2020 !

Premier Voyage avec un bébé – Direction Tenerife –

 » Voyager rend modeste, on voit mieux la place minuscule que l’on occupe dans le monde. » Gustave Flaubert

Oui nous avons décidé de continuer à voyager même une fois devenus parents !

Violette avait 6 mois et demi lorsqu’elle a prit l’avion pour la première fois. Pour son premier voyage nous voulions une destination à moins de quatre heures de vol. Durant l’été, nous avions donc commencer à chercher quelle serait notre destination pour notre petite semaine de vacances en Septembre. Après avoir hésité avec l’Italie, Maltes, la Grèce, notre choix s’est porté sur Les Iles Canaries et plus particulièrement la plus grande île : Ténérife.

Nous avons réservé un voyage « all-inclusive » sur le site Venteprivée.com car nous souhaitions surtout faire un voyage détente et pas cher ! Après tout, ça faisait déjà plusieurs mois que nous étions jeunes parents (traduction on avait grave besoin de sieste, de piscine et de cocktails !) et nous avions déjà prévu notre gros voyage en Thaïlande pour l’hiver suivant. Aussi, pour trois nous avons payés environ 1400 euros la semaine (billet d’avion depuis Toulouse + semaine all inclusive dans un hôtel 4 étoiles).

Le vol :

Comme je vous le disais, nous voulions commencer par un vol « court » pour le premier voyage de Violette. Nous voilà donc parti pour 3h45 de vol. J’appréhendais un peu le vol… On a déjà tous voyager avec un enfant ou un bébé qui hurle et même en étant bienveillants, on sait qu’honnêtement ce n’est pas très agréable. J’avais donc cette peur d’embêter les gens si nous n’arrivions pas à « gérer » notre fille durant le vol.

Nous avons décollé à 18h00 donc on c’était imaginé qu’elle dormirait une bonne partie du vol. Je vais vous dire un secret : cessez d’imaginer comment va se passer telle ou telle chose, car avec un bébé rien ne se passe comme prévu ! Au moment du décollage, sous conseil de notre médecin j’ai préparé un biberon et lui ai donné au moment où l’avion a commencé à rouler. Résultat, Mademoiselle s’est endormie avant même que l’avion décolle !!

Mais… oui il y a bien un mais, elle s’est réveillé une demi-heure plus tard et est restée éveillée tout le reste du vol. Elle n’a jamais râler, elle a joué avec les quelques jouets que j’avais ramener, elle s’est mise debout pour faire des grands sourires aux autres passagers qui réceptifs, l’ont occupés un bon moment. Au final, elle n’a pleuré que quelques minutes au moment où nous avons entamés la descente et voilà on était arrivés.

Le retour a était un peu moins simple. Nous décollions de Tenerife à 22h00, elle était déjà creuvé de sa journée… Elle pleuré le temps de trouver son sommeil, mais au final les passagers ont tous étaient très compréhensifs.

Je pense que pour qu’un vol se déroule au mieux avec un bébé, vous devez vous même être serein et avoir confiance en vous et en votre bébé.

Notre hôtel :

Nous avons séjourné au Grand Hotel Callao situé dans le sud de l’île entre la Costa Adeje et Los Gigantes. Le sud de l’île est une zone très très touristique ! Elle n’a absolument rien de typique mais vous y trouverez la plupart des parcs d’attractions/zoo et départ de croisières.

Nous sommes arrivés aux alentours de 22h00 à l’hôtel. Un « repas » nous attendait au restaurant … Heureusement que nous n’avions pas très faim car il s’avère qu’il n’y avait que quelques crudités, yaourts et fruits à disposition ; les mets chauds aillant déjà était retirés.

En arrivant dans notre chambre, d’environ 25m2, nous avons également était un peu déçus. Pas de grand luxe, deux lits jumeaux collés l’un à l’autre, une salle de bain sans baignoire et une terrasse (même si elle était très grande !) avec vue sur une station essence. Mais, il n’aura fallut qu’une journée dans cet hôtel pour aussitôt oublier nos à priori !

En effet, cet hôtel est à taille humaine. Nous ne nous retrouvons pas noyés dans la foule, on croise les mêmes personnes avec qui nous avions sympathisé l’avion et qui se souviennent du prénom de notre fille. Les trois animateurs : Oly, Lillo et Diogo, sont adorables tant avec nous qu’avec notre fille et deviennent des éléments clés de notre voyage. En fait, tout le personnel de l’hôtel est très sympathique et se mettent en quatre pour que nous soyons bien (par exemple, nous avons demandé si ils avaient une baignoire pour laver Violette, en moins d’une demi-heure, les femmes de chambres nous ramenaient une petite baignoire rose pour elle !).

Découvrir Ténérife en voiture :

L’ile de Ténérife fait environ 2000 km2, c’est la plus grande de toute l’archipel des Canaries. Il y a des bus pour se déplacer, mais ils sont assez chers et avec un bébé, ne sont pas très pratiques; nous avons donc décidé, une fois sur place, de louer une voiture.

Nous voilà parti en bus (1h30 !) jusqu’à l’aéroport pour aller chercher la voiture de location que nous avions réservé sur internet à un prix défiant TOUTES concurrences (les offres trop belles pour être vraies, sont en effet trop belles pour être vraies…), 80 euros la semaine avec un siège auto via Rent Car. Mais une fois arrivés la bas, le loueur ne veut pas nous valider la location car nous n’avons pas de carte de « crédit » (regardez vos CB, il y a en effet marqué « débit »), nous sommes un peu surpris car nous avons déjà louer des voitures dans d’autres pays via le même comparateur et nous n’avons jamais eu ce problème. Le loueur ne veut rien entendre et après avoir présenter nos quatre cartes, il nous propose d’annuler la location mais nous retient 70€ de frais … Les vacances commencent mal ! Le bureau d’EuropCar est a côté, il ne nous embête pas avec ces histoires de carte de débit; nous louons donc une Fiat 500, pour 120€ la semaine avec un siège auto, kilométrage illimité. C’est drôle mais le retour à l’hôtel ne nous prend que vingt minutes pour le coup !

Bon, je ne vais pas vous mentir, avec les 63 chevaux de notre petite FIAT, il y a quelques fois où j’ai cru que nous n’arriverions pas en haut de certain chemin (oui oui y a des fois où c’est plutôt abrupte) mais nous n’avons eu AUCUN soucis ! Donc, ne réservez pas une « grosse » voiture si vous n’avez que cette crainte la.

Nos coups de cœur :

Je vous détaillerez dans un prochain article notre itinéraire mais je vais vous donnez les quelques endroits et activités coup de cœur, histoire de vous mettre l’eau à la bouche.

Le climat : premier point fort de notre voyage c’est sans nul doute le temps que nous avons eu toute la semaine ! Nous sommes partis du 7 au 14 septembre et nous avons eu du soleil et de la caleur tout le long. La température était toujours entre 24 et 27 degrés, après la canicule que nous venions de traverser, c’était tout à fait gérable et agréable tant pour nous que pour Violette.

Le volcan Teide : c’est vraiment le paysage le plus dépaysant de l’île pour moi ! Nous n’avons pas pu monter au sommet car bébé Violette était trop jeune pour prendre le téléphérique mais nous en avons pris plein les yeux tout le long du trajet, puis nous nous sommes baladés dans le parc national aux allures désertiques, un coup orange, un coup noir, en admirant le pic et ses couleurs à couper le souffle.

La croisière en voilier depuis Los Gigantes : Pour moins de 100 euros, nous avons pu naviguer, pendant trois heures, à bord d’un superbe voilier qui ne comptait que quatre autres passagers, et partir à la recherche des dauphins et des baleines globicéphales qui vivent dans ce courant entre l’île de Ténérife et de l’île de la Gomera. Nous n’avons pas tarder à voir plusieurs dauphins nager à quelques mètres du bateau, puis les petites baleines chanter pour nous. Pour les plus téméraires (et les moins frileux) il était possible de se baigner pendant une petite demi-heure lorsque nous avons accoster dans une petite crique. Personnellement, j’ai préféré prendre l’apéro sur le voilier en prenant ma fille comme excuse pour ne pas avoir à plonger dans une eau à 19 degrés.

Les massifs de l’Anaga : Tout au nord de l’île, se trouve le massif d’Anaga qui culmine à 1024 mètre d’altitude. Nous avons décidé de le découvrir uniquement en voiture car nous n’étions pas équiper pour faire de grandes randonnées et nous appréhendions un peu d’en faire une avec Violette. Aussi, nous avons profité de notre escale à la capitale pour prendre la route direction San Cristobàl de la Laguna, en passant par les montagnes. La nous avons traversé tour à tour des paysages secs et arides parsemés d’aloe et de cactus, puis des forêts luxuriantes et humides pour arriver au dessus des nuages et admirer l’île et la mer depuis 1000 mètre d’altitude !

Les plus et les moins de Ténérife avec un bébé

Nous qui vivons à Perpignan, nous sommes plutôt habitués aux paysages mêlant montagnes et plages, ainsi qu’aux villes des côtes espagnoles; aussi nous n’avons pas eu ce « WAHOU » de dépaysement comme lors de nos précédents voyages. Nous avons donc éviter tout le côté sud de l’île que nous n’avons vu qu’en bus lors de notre épopée jusqu’à l’aéroport; en effet Los Americas, Los Cristianos, La costa Adeje, sont autant de station balnéaires garnies de bar, restaurants, boite de nuits idéales pour faire la fête mais pas vraiment ce que nous cherchions dans notre voyage. Pour autant, il y a quand même des villes et décors beaucoup plus typiques, qui nous ont permis ce changement d’air que nous recherchons quand nous partons en vacances. Je vous conseille de partir découvrir les côtes au nord de l’île à Garachico par exemple ou Puerto de la Cruz, qui sont moins touristiques (attention je n’ai pas dis qu’il n’y avait pas de touristes!).

Concernant ce premier voyage avec Violette; nous avons pu faire tout ce que nous souhaitions faire. Concrètement, hormis l’ascension du Teide, je pense que notre voyage n’aurait pas était différent si nous étions partis sans bébé. Nous souhaitions prendre le temps, découvrir à notre rythme, et surtout être libre d’aller ou bon nous semble sans programme pré-défini, chose que nous avons pu faire très facilement grâce à notre voiture de location. L’île est assez grande pour découvrir tous les jours de nouveaux endroits, mais assez petite pour faire les allers-retours entre votre logement et les différentes visites que vous prévoyez (à condition d’être ok pour faire 3h/4h de route dans la journée). Les siestes de Violette se sont souvent fait en voiture d’ailleurs car il y avait beaucoup trop de choses à voir lors de nos balades pour qu’elle aie envie de fermer les yeux dans la poussette ou le porte bébé.

Comme pour n’importe quel voyage en Europe, vous trouverez facilement , sur place, tout ce dont vous avez besoin pour bébé. Pour vous dire, Violette étant intolérante aux protéines de lait de vache, elle boit un lait spécial anti-allergène; mauvais calcul de ma part je n’avais pas prévu assez de lait… Il a suffit de se rendre dans une pharmacie pour qu’elle commande le lait et que nous le recevions le lendemain, bon forcément nous aurions du payer la boite plein au prix fort puisque nous ne disposons pas du remboursement de la part de la sécurité sociale comme en France, mais nous aurions eu le lait ! Concernant la nourriture, les produits de soin etc, vous trouverez la plupart des marques que nous avons déjà en France.

Dans un prochain article, je vous donnerai le détail de notre itinéraire et les lieux/activités à voir et faire sur la plus grande île des Canaries !

Et vous, racontez moi, quel était le premier voyage de vos petits bouts ? Comment s’est-il déroule ? Et si vous n’avez pas encore franchi le pas, auriez-vous envie de découvrir Tenerife ?